Les textes égyptiens la présentent comme la fille du dieu Soleil, Rê, incarnant l’œil de ce dernier.
Déesse guerrière, elle se bat seule ou bien accompagnée de son armée de génies porteurs de flèches et de couteaux.
Déesse guerrière personnifiant la puissance destructrice du Soleil, elle est l'instrument de la vengeance de Rê.
Elle aurait été spécialement créée par lui pour réprimer les hommes révoltés contre lui.
Son corps brûlant et ses flèches incandescentes détruisent les ennemis du roi, déchaînant la fureur de Rê sur les avatars d'Isfet et les ennemis du Pharaon.
Elle était celle qui conseillait et guidait les pharaons au combat.
Mais, épouse de Ptah et mère de Nefertoum dans la triade memphite, elle est aussi, dans ce rôle maternel, la déesse de la guérison et du foyer.
Elle est surnommée « la puissante », « Celle devant qui le mal tremble », la « colère de Rê » ou « la maîtresse des maladies ».
Elle a également été attestée comme une divinité liée au féminin, gouvernant le domaine des cycles menstruels.
La déesse chatte Bastet s'identifie parfois à Sekhmet. Les prêtres de Sekhmet étaient reconnus comme spécialistes de la Médecine vétérinaire.
Culte :
Elle apporte les maladies par ses miasmes (entre autres durant les cinq derniers jours de l'année, avant le retour de l’année nouvelle).
Afin d'éviter qu'elle ne tue tous les humains, Rê dut lui faire préparer un breuvage spécial de bière coloré de rouge pour apaiser sa soif de sang dans l'ivresse.
Elle était également célébrée à chaque fin de bataille afin de calmer la fureur et de retrouver la paix, calmant ainsi son incarnation destructrice.
Cependant, l'initié peut gagner ses faveurs à condition de vaincre ses propres peurs ; car malgré sa violence, la déesse a le pouvoir de guérison, ce qui l'a consacrée déesse des médecins.