Avant-Propos :
"Sans nier le charme dont on a entouré certaines fictions, nous avons dû écarter la fiction de nos récits ; elle a fait place à un intérêt puissant, celui qu'on trouve toujours dans la vérité.
Raconter simplement ce qu'il advient de l'homme dès que les hasards de la navigation ou sa propre volonté l'ont privé de secours de ses semblables, peindre le solitaire cherchant en lui-même ce que lui procuraient les efforts des hommes réunis, le montrer dans cette situation presque toujours vainqueur et résigné, c'est ce qu'a compris merveilleusement le grand écrivain Anglais, homme de génie.
Mais Daniel de Foë a dû recourir primitivement à des récits authentiques, à des aventures réelles.
Le jeune lecteur, qui le lit si avidement, laisserait là peut-être son livre s'il croyait ne tenir qu'une fiction. Que d'enfants, depuis Bernardin de Saint-Pierre jusqu'à de célèbres marins bien connus de nos jours, y ont été trompés.
Nous ne donnons pas ici les Robinsons imaginaires, mais bien ce qu'on pourrait appeler les Robinsons de la nécessité. pour exhumer ces curieuses histoires, il a fallu simplement interroger certaines annales oubliées de la marine et de vieilles relations de voyages parfois bien dédaignées.
Robinson Crusoé, avec les ressources offertes par les épaves de son navire, est un Crésus si on le compare au pauvre matelot espagnol jeté sur ce banc de sable qu'Oviedo appelle l'île Serrana, écueil aride et brûlant, n'ayant d'autres habitants que les tortues de mer, qui viennent chaque jour du fond des eaux se chauffer au soleil.
Cependant, le résolu marin, brûlé par le hâle, dévoré par la soif, vit sur son rocher durant plusieurs années. L'être unique que porte son île, la tortue, lui donne son sang pour le désaltérer, sa chair pour le nourrir, sa vaste carapace pour l'abriter, et il s'en contente.
Quelle leçon pour ceux qui se plaignent si souvent au sein d'une vie remplie, nous ne dirons point de délices, mais offrant du moins au plus malheureux les ressources que présente notre société."
Anna d'Arfet et Macham - Fernand Lopez - Alonso Cuaço - Gonçalo de Vigo - Mestre Juan - Pedro Serraon - Sanchez de Vargas - Hans Staden de Honberg - Leguat - Dampier - Selkirk - le soldat de Malplaquet - les quatre matelots russes - le capitaine Viaud - Doua-Tara - Adams - les Robinsons de l'île Tristan da Cunba - les Robinsons de l'incendie - les naufragés de l'Essex - Lesquin de Roscoff - naufrage de la Delphine - Gaetano Osculati -
Synopsis :
Raconter simplement ce qu'il advient de l'homme dès que les hasards de la navigation ou sa propre volonté l'ont privé de secours de ses semblables,
peindre le solitaire cherchant en lui-même ce que lui procuraient les efforts des hommes réunis,
le montrer dans cette situation presque toujours vainqueur et résigné,
c'est ce qu'a compris merveilleusement le grand écrivain anglais, homme de génie.
Mais Daniel de Foë a dû recourir primitivement à des récits authentiques, à des aventures réelles.
Nous ne donnons pas ici les Robinsons imaginaires, mais bien ce qu'on pourrait appeler les Robinsons de la nécessité.
Pour exhumer ces curieuses histoires, il a fallu simplement interroger certaines annales oubliées de la marine et de vieilles relations de voyages parfois bien dédaignées.
Robinson Crusoé, avec les ressources offertes par les épaves de son navire, est un Crésus si on le compare au pauvre matelot espagnol jeté sur ce banc de sable qu'Oviedo appelle l'île Serrana, écueil aride et brûlant, n'ayant d'autres habitants que les tortues de mer, qui viennent chaque jour du fond des eaux se chauffer au soleil.
Cependant, le résolu marin, brûlé par le hâle, dévoré par la soif, vit sur son rocher durant plusieurs années.
L'être unique que porte son île, la tortue, lui donne son sang pour le désaltérer, sa chair pour le nourrir, sa vaste carapace pour l'abriter, et il s'en contente.."
A noter :
Livre relié et couverture avec plats cartonnés dominotés et dos et coins toilés de 316 pages.
Son format est de 27 cm x 18 cm, épaisseur 4,5 cm.
Son Etat est Bon dans son ensemble malgré sa date d'origine qui semblerait être des Années 1900.
Quelques imperfections dans la reliure qui est un peu lâche à certains endroits dues à son cordage.
L'usure de la couverture est visible sur les photos.
Toutes les pages sont présentes.