Roman érotique écrit vers 1640 par le lettré Li-Yu, a été traduit en français pour la première fois par Pierre Klossowski et fut publié par Jean-Jacques Pauvert en 1962.
La traduction de P. Klossowski est établie sur l’édition originale chinoise signalée au Catalogue des romans populaires chinois de Souen K’ai-ti.
Édition tirée à 2000 exemplaires numérotés. Celui-ci (N°1119).
Très belle reliure avec sa Couverture en Tissu Rouge à Bandes et ses écritures dorées.
A noter que la Couverture à subit de l’humidité ainsi que les dernières pages du Livre mais l'intérieur reste en Très Bon État.
Li Yu (1611-1680) est un dramaturge, romancier, essayiste, et éditeur. Il est représentatif de ces lettrés louant les plaisirs de la vie.
Ce roman a un statut controversé au sein de la littérature chinoise et a pendant longtemps été banni et censuré.
Il est considéré actuellement comme une allégorie qui utilise sa nature pornographique pour attaquer le puritanisme du confucianisme. Le prologue indique que le sexe est bon pour la santé lorsqu’il est considéré comme une drogue et non comme un aliment ordinaire.
Allez chercher la plus belle femme de la terre... Quand vous serez parvenu à l'illumination à force de prier sur ce tapis de chair, vos yeux s'ouvriront sur la réalité ".
Ainsi parla l'ermite Kou-Fong, et le Jeou-P'ou-T'ouan n'est autre que la quête obstinée du lettré Wei-Yang-Cheng pour aboutir, à travers l'érotisme, à l'extase spirituelle.
Rien n'est moins occidental, rien n'est moins chrétien que cette littérature hors du péché, déliée de toute pudibonderie, candide dans sa crudité.
La recherche de la volupté, minutieusement détaillée, ne s'y accompagne d'aucune perversion morbide. Le tendre souci du plaisir de l'autre y est toujours présent.