Tome 3 : Qui j'Ose Aimer
1951-1952, dans un hameau reculé en Loire-Atlantique, sur les bords de l'Erdre, à dix kilomètres de Nantes, entre La Chapelle et Carquefou. Deux propriétés que tout oppose se font face. D'un côté, La Fouve, de l'autre, La Glauquaie.
La Fouve, c'est une maison matriarcale des Madiault où vivent Isa, Berthe, Nat et Maman, comme y ont vécu trois générations avant elles. Les hommes n'y ont jamais tenu bien longtemps.
La Glauquaie, c'est maître Ténor et maître Ténorino, avocats père et fils qui plaident pour les sardiniers de Nantes.
Et coup de théâtre, Maman se marie, en secondes noces, avec Maurice, alias Ténorino. Et si cette union apporte enfin un peu d'air aux finances de la Fouve, ces noces civiles sont très mal vues par la communauté, et Isabelle en souffre. En particulier, c'est la guerre ouverte entre Belle et Nat. Mais bientôt, Belle tombe malade ; et loin d'être la conséquence d'une grossesse, le docteur Mahorin parvient bientôt au diagnostic, un lupus.
Dans ce contexte, Isa est perdue. Ne sachant trop quelle attitude prendre vis-à-vis de Maurice, d'abord très agressive. Petit à petit, Maurice arrive à l'amadouer. Il lui propose de venir l'aider à son étude, à Nantes. Et cet éloignement du sanctuaire de la Fouve semble affaiblir le caractère d'Isa, qui cède bientôt à ses avances.
Après le décès de Belle, Maurice doit quitter la Fouve et Isa tombe enceinte à l'insu de Maurice. Après la naissance de la fille d'Isa, Isabelle, la Fouve redevient cette maison de femme qu'elle semble avoir toujours été.
Tome 5 : Lève-toi et Marche
"Non, je ne suis pas, je ne serai pas une infirme ordinaire, que mon orgueil bouleverse mes défaillances !"
Ordinaire, la vie de Constance, vingt ans, ne le sera pas. Paralysée, elle aura une influence décisive sur les êtres qu'elle a choisis pour agir à sa place. Mais le mal dont elle est atteinte empirera et, malgré sa volonté farouche, il ne lui sera même pas accordé de vivre par personnes interposées.
Contre une morale formelle et consacrée, Constance est le champion de la sincérité et de la générosité constructive. Elle incarne le courage personnel, et se raillant elle-même avec un désespour discret, elle remplace ce premier devoir humain : dominer les servitudes du destin.
Courageux, poignant, tendre et sensible, Lève-toi et marche est un des grands romans d'Hervé Bazin.