La vierge. La pucelle. La fille. La jeune fille. La fille majeure. La jouvencelle. La demoiselle. La garce. La donzelle. La drôlesse. L'ingénue. L'oie blanche. La fleur bleue. Le tendron. La rosière. La griselle. La catherinette. La midinette. Le trottin. La gosse. La gamine. La môme. La demi-vierge. La garçonne. La célibataire. L'adolescente. La nymphette. La minette.
En Europe occidentale, à partir du XVIe siècle, le retard de l'âge au mariage fait place à la jeune fille auparavant, on disait seulement "fille". La jeune fille devient, peu à peu, à la fois une personne, dont la santé, l'éducation, l'établissement posent des problèmes, et un personnage qui s'impose dans la littérature, le theâtre, le roman, en inspirant l'imaginaire masculin.
Dès la fin du XIXe siècle, les valeurs qui fondaient l'existence de la jeune fille commencent à décliner, à la fin du XXe siècle la libération des mœurs effacera-telle la jeune fille ?
Trois historiens aixois, Yvonne Knibiehler, Marcel Bernos, Eliane Richard, et une spécialiste de littérature, Elisabeth Ravoux Rallo, décident de mettre en commun une expérience déjà longue des dizaines d'articles dans les revues scientifiques les plus diverses, quinze ouvrages seuls ou en collaboration avec d'autres chercheurs, en particulier l'Histoire des mères (Montalba, 1980) et la Beauté pour quoi faire, (Temps actuels, 1982), que signe notamment Yvonne Kniblehler.
Le présent ouvrage est le résultat d'un travail d'équipe de trois années, pour l'enseignement et la recherche au sein de l'Université de Provence.